Chat qui éternue : causes, signes d’alerte et examens

En bref : un éternuement de temps en temps, chez un chat qui mange et reste vif, peut venir d’une poussière ou d’une odeur. Des éternuements répétés, surtout avec écoulement du nez ou des yeux, évoquent d’abord un coryza, très fréquent. Un écoulement d’un seul côté, du sang ou des éternuements qui durent des semaines doivent faire rechercher d’autres causes. Consultez si les éternuements durent plus de quelques jours ou si le chat mange moins.

Les causes possibles

Les infections, de loin les plus fréquentes

Selon le manuel vétérinaire MSD, les virus du coryza (herpèsvirus et calicivirus) sont la première cause d’éternuements soudains. Des bactéries s’y ajoutent souvent. Un chaton, un chat qui vient d’arriver d’un refuge ou d’un élevage, ou un chat non vacciné sont les plus concernés.

La rhinite chronique

Après un coryza sévère, l’herpèsvirus peut abîmer durablement l’intérieur du nez. Le chat garde des éternuements et un écoulement qui reviennent, parfois toute sa vie. Ces formes se contrôlent mais guérissent rarement.

Les autres causes

  • un corps étranger (brin d’herbe, épillet) : éternuements violents et soudains, souvent d’un seul côté ;
  • un polype du nez ou de l’arrière-gorge : une excroissance bénigne, surtout chez le jeune chat, qui gêne la respiration et peut donner un ronflement ;
  • une mycose du nez, la plus connue étant la cryptococcose, parfois avec une déformation du chanfrein ;
  • une tumeur, plutôt chez le chat âgé : dans une étude de 77 chats explorés pour une maladie du nez, c’était le diagnostic le plus fréquent, souvent avec un écoulement sanglant ou d’un seul côté ;
  • une allergie ou un irritant (fumée, parfums, litière poussiéreuse) ;
  • une infection d’une racine dentaire proche du nez.

Les signes à surveiller

Si le chat respire la bouche ouverte, fait des efforts pour respirer ou saigne abondamment du nez, appelez tout de suite votre vétérinaire ou le service de garde.

  • écoulement clair, épais ou sanglant, d’un côté ou des deux ;
  • yeux qui coulent, paupières gonflées ;
  • perte d’appétit : un chat qui ne sent plus sa nourriture mange moins ;
  • ronflement, respiration bruyante, nez bouché ;
  • déformation du nez ou de la face ;
  • éternuements « à l’envers » : le chat aspire bruyamment et rapidement par le nez pour le dégager.

Le diagnostic

Pour des éternuements récents avec un tableau de coryza, l’examen clinique suffit souvent. Quand les signes durent, reviennent ou touchent un seul côté, le vétérinaire peut proposer :

  • des écouvillons pour une recherche de virus ou de bactéries ;
  • une radiographie, moins précise qu’un scanner pour le nez ;
  • un scanner de la tête, sous anesthésie, souvent en centre spécialisé ;
  • une rhinoscopie (caméra dans le nez) avec prélèvements et biopsies.

Selon le manuel MSD, ces examens ne trouvent pas toujours la cause. Pour aider le vétérinaire, notez depuis quand le chat éternue, si l’écoulement vient d’une ou des deux narines, s’il contient du sang et si d’autres chats de la maison sont touchés.

Chat qui éternue : consultation et imagerie, prix TTC
ActeFourchettePrix courant
Consultation vétérinaire (généraliste, en journée)Paris : 51 € en moyenne, jusqu'à 72 € ; centres hospitaliers 120 à 160 €.35 à 65 €45 €
Radiographie (premier cliché)Clichés suivants dégressifs ; sédation éventuelle en plus.45 à 90 €60 €
ScannerEn centre équipé ; anesthésie et interprétation parfois en plus. Peu de tarifs publiés.550 à 1 000 €700 €

Relevé du 30 octobre 2026 sur des grilles tarifaires publiées par des cliniques vétérinaires de plusieurs régions. Les tarifs sont libres : votre vétérinaire peut être au-dessus ou au-dessous. Notre méthode.

Traitement et suivi

Le traitement dépend de la cause. Une infection virale se soigne par des soins de soutien (nettoyage du nez, nébulisations, alimentation appétente), avec un antibiotique si une infection bactérienne s’y ajoute. Un corps étranger ou un polype se retire, par les voies naturelles ou par chirurgie. Une mycose demande un traitement antifongique de plusieurs semaines. Une tumeur s’évalue avec un vétérinaire spécialisé. Ne mettez pas de gouttes nasales humaines dans le nez du chat sans avis : certaines sont toxiques pour lui.

Prévention

La vaccination contre le coryza réduit la gravité des infections. Pour un chat qui éternue souvent, évitez la fumée de tabac, les parfums d’ambiance et les litières très poussiéreuses. Après une promenade dans les herbes hautes, pensez aux épillets.

Coût et mutuelle

Une consultation coûte 35 à 65 € dans notre relevé du 30 octobre 2026. L’exploration d’une maladie chronique du nez coûte bien plus : un scanner revient à 550 à 1 000 €, sans compter l’anesthésie, la rhinoscopie et les biopsies, à chiffrer sur devis. Une mutuelle santé rembourse ces examens au titre de la maladie, dans la limite de son plafond. Exemple : scanner à 700 € avec un contrat à 80 %, franchise de 50 €, plafond de 1 500 € par an : 520 € remboursés, 180 € à votre charge. Un coryza chronique connu à la souscription est en général exclu. Voir franchise et plafond et notre page mutuelle chat.

Questions fréquentes

Mon chat éternue mais va bien, dois-je consulter ?

Quelques éternuements isolés chez un chat vif qui mange bien ne sont en général pas inquiétants. Consultez s’ils se répètent plusieurs jours, s’ils s’accompagnent d’écoulement, de sang ou d’une baisse d’appétit.

Mon chat éternue du sang, est-ce grave ?

Un peu de sang après un éternuement violent peut venir d’une irritation. Un saignement répété ou d’un seul côté doit être exploré : corps étranger, polype ou tumeur font partie des causes.

Un chat qui éternue est-il contagieux ?

S’il s’agit d’un coryza, oui, pour les autres chats. Isolez-le des autres et lavez-vous les mains après l’avoir soigné, en attendant l’avis du vétérinaire.

Voir aussi : toutes les maladies du chat, coryza du chat, conjonctivite du chat, chat qui bave.